vendredi 26 octobre 2012

Une Place à Prendre - J. K. Rowling

Titre VO : The Casual Vacancy
Titre VF : Une Place à Prendre
Auteur : J.K. Rowling
Éditeur : Grasset, Le Livre de Poche 
1ère Édition : 2012 (VO) - 2012 (VF)
Genre : Comédie
Pages : 682


ADAPTATION - Série TV : The Casual Vacancy (1 Saison).


Bienvenue à Pagford, une petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.


Dernier roman en date de J.K. Rowling (la très célèbre maman d'Harry Potter), très attendu par les fans ce titre a fait parler de lui bien avant sa sorti mais aussi au moment de son arrivée dans les librairies. Il faut dire que ce titre est radicalement différent de l'univers au travers lequel nous avons fait la connaissance de la romancière. Ce qui lui a valu son lot de chronique négative (et même par des gens qui ne l'ont pas lu, ça en revanche j'arrive pas à cerner le concept... et je trouve ça totalement injustifié).

Direction la petite commune de Pagford en Angleterre, une petite bourgade charmante comme tout. Nous allons nous immiscer dans la vie d'une petite famille, les Fairbrother, une soir comme les autres. Oui mais voila, ce soir Barry Fairbrother va mourir d'un anévrisme en se rendant au restaurant avec son épouse. Mais ce n'est pas tellement la mort de ce personnage qui va nous intéresser mais plutôt tout ce qu'elle va changer dans la vie de la petite bourgade.
En effet, d'un chapitre à l'autre nous allons être amenés à suivre certains personnages de ce village. Des personnages au passés et présents relativement différents voire opposés. Des personnages aux caractères et ambitions différentes. Des personnages de tout âges, tout sexes et de tout horizons. De ce fait, l'auteur nous offre toute une panoplie de personnages assez riche que nous allons découvrir au fil des pages et des chapitres. Je dois avouer que j'ai eu quelques difficultés dès le début de l'ouvrage. Il m'est arrivé à certaines reprises de me demander où je me trouvais dans Pagford et qui était les personnages avec qui j’évoluai dans le chapitre en cours. Mais une fois que l'on est bien entré dans le livre, on s'y retrouve parfaitement et l'on a hâte de découvrir les ressenti de certains personnages au vu des évènements qui défilent.

L'intrigue principale gravite donc autour de la mort de Barry Fairbrother et de ses conséquences dans la communauté. Nous allons découvrir qu'il y était très investi et n'étais pas étranger à de nombreuses personnes. Sa disparition va mettre en exergue les différentes tensions voire même petites guerres qui se déroulent au sein de ce petit village. Le fil conducteur principal sera le poste vacant (occupé par le défunt) au conseil paroissial du village, un poste que beaucoup vise afin de bouter hors de la commune un quartier d'HLM qui techniquement aurait du dépendre de la grande ville 'accolée' : Yarvil.
C'est en avançant au fil des pages que nous allons découvrir un peu mieux la situation et les liens entre Yavril, Pagford et la Cité des Champs, qui est l'élément majeur de la discorde. Une discorde qui va aller se jouer dans différents foyer de la ville et qui nous entraînera dans des situations tantôt amusante tantôt tragique (oui, il faut le dire les dernier chapitres le sont).
Néanmoins, j'ai quand même plus eu l'impression que l'auteur nous racontait la vie d'un village à un instant T plutôt qu'une réelle histoire en elle-même. Ou plutôt des tranches de vie de plusieurs personnages très variés. Et pour moi, c'est surtout ça le gros point noir que je retiens de ce livre. (Alors je sais que certains ont critiqué de façon assez virulente le fait qu'il n'y avait aucun élément fantastique dans le livre et que pour ça il était nul, mais je tiens à leur signaler que c'est depuis bien avant la sorti qu'on savait que ce roman n'aurai aucun élément de magie à l’intérieur. Je trouve ça un peu fort de la part de ces gens-là. *oui oui, j'en ai vu*)

Concernant les personnages, comme je l'ai dit plus haut ils sont assez nombreux et plus ou moins riches dans leur construction. Je ne vais pas tous les passer un par un sinon ma chronique n'en finirai pas tant ils sont nombreux.
Néanmoins, je dois dire que dans l’ensemble je les ai tous appréciés. Certains plus que d'autres. Certains m'ont déçu de part leurs comportement alors que d'autre m'ont beaucoup charmé. Certains réaliseront des actes assez fort afin de faire bouger les choses et je dois dire que ils m'ont assez étonné, et en bien. Au final, je garderais un très bon souvenir de toute cette petite bande.

Le style d'écriture de J.K. Rowling nous transporte encore une fois au sein de ses textes sans aucun souci. On retrouve un petit quelque chose à chaque chapitre qui nous donne envie d'en savoir plus sur la suite des évènements. L'univers qui a été créer autour de la petite ville de Pagford nous est présenté d'une manière assez intéressante de telle sorte que l'on adhère de suite à ce dernier. La découpe de l'ouvrage nous facilite également la lecture et la rendant ainsi beaucoup plus rythmé à mesure que l'on avance. En effet, le titre est découpé en de nombreuses parties, elles-même découpés en de courts chapitres, nous permettant de suivre de manière très rapide les différents protagonistes que nous rencontrons.
Enfin, un petit mot sur la couverture qui divise un peu. Personnellement, j'avais un peu de mal à accrocher au départ mais au final, je trouve qu'elle représente assez bien le livre. Dans le fond, la recherche du remplaçant de Barry n'est que prétexte pour les querelles entre les habitants. Après, j'avoue que le choix des couleurs me laisse assez perplexe.


Un titre assez sympathique dans l'ensemble malgré une profusion de personnages qui peuvent perdre le lecteur et une intrigue plus tranche de vie que histoire elle-même. Dommage que la surmédiatisation du livre tant il était attendu lui ai valu des critiques totalement injustifiés.

vendredi 12 octobre 2012

Farlander (Le Coeur du Monde, Tome 1) - Col Buchanan

Titre VO : Farlander (The Heart of the World, #01)
Titre VF : Farlander (Le Cœur du Monde, #01)
Auteur : Col Buchanan
Editeurs : Bragelonne, Milady
1ère Edition : 2010 (VO) - 2011 (VF)
Genre : Fantasy
Pages : 478


1. Farlander || 2. Farlander II : Entre Chien et Loup || 3. Farlander III : Le Rêve Noir.


Ne juge pas un homme au chemin qu'il choisit.
Ash est un Farlander, un "homme du lointain" venu d'une île où les hommes ont la peau noire. Il appartient à un ordre d'assassins d'élite, les Roshun, qui fournissent une protection fondée sur la vendetta: qui menacerait la vie de leurs clients deviendrait leur cible. Nul ne s'y risque, car nul n'échappe aux Roshun. Mais Ash est vieux et malade. Le temps est venu de prendre un apprenti qui lui succèdera. Il choisi Nico, un gamin de la cité de Bar-Khos, assiégée depuis dis ans, dernière à résister à un empire d'une atroce cruauté. Affamé, désespéré, Nico n'a pas de meilleur choix que de suivre le vieil homme au monastère des Roshun où il apprendra le meurtre, mais aussi l'amitié et l'amour... Le jour où l'héritier de l'Empire égorge délibérément une jeune fille portant le sceau des Roshun, l'ordre exige d'assassiner l'homme le mieux protégé du monde. Les Roshun échouent l'un après l'autre. Ash se propose, il n'a plus rien à perdre. Le jeune Nico l'accompagne.


'Farlander' était l'un des gros coup de cœur de Fantasy de l'éditeur lors de l'an passé. J'étais très curieuse de le lire aussi lorsque Thalia, Iluze et Nath m'ont proposé de les accompagnée dans cette LC, je n'ai pas hésité une seule seconde.
Dès le départ, nous faisons la connaissance de Ash, un Roshun, assez âgé il est temps pour lui de prendre un apprenti afin de passer la main lorsque son heure sera venu. Son histoire va croiser celle de Nico, un jeune garçon vivant dans un cité assiégée. Pour Ash, c'est comme un déclic : ce sera lui son apprenti. Après une rencontre assez impromptu entre les deux protagonistes, nous allons suivre l’apprentissage du premier tout en suivant les intrigues politiques qui tissent la toile de fond de ce premier roman.

Ce premier volume pose les bases de l'univers créer par Col Buchanan. C'est un univers de fantasy auquel se greffe ça et là quelques petites tendances steampunk (on notera surtout les transports et les système de paiement 'automatique' dans les auberges), un univers dans le fond classique dont ces petites touches apportent une certaine originalité. 
En faisant la rencontre d'Ash, nous allons peu à peu apprendre à connaître les Roshun, ces hommes du lointains que l'on appelle plus communément 'Farlander'. Ils ne sont ni plu ni moins que des assassins, mais leurs crimes ne sont pas commis de manière aléatoire ou commandité, comme un banal assassin dans d'autres roman du même genre. Ici, l'auteur nous crée un système de sceaux que porte les protégés des Roshun. Lorsque ce dernier vient à être détruit ou bien lorsque son porteur meurt. Les hommes du lointain partent en quête du coupable afin d'accomplir une certaine vengeance, et de clore une fois pour toute ce cycle infernal (faut dire que si tout le monde doit se venger à la suite d'un meurtre, ce serait un peu une hécatombe). C'est un concept que le vieux Ash va enseigner à son apprenti et qui m'a assez charmé. Les hommes du lointain sont organisé en confrérie assez soudée dans le fond, mais qui nous a chiffonné sur un petit point mes co-lectrices et moi-même : aucune femme ne fait parti de cet ordre. Et ce ne sont pas les bribes d'explications qui nous sont offerte qui nous ont fait voir les choses autrement. En revanche pour ma part, c'est le personnage de Sérèse (dont je parlerais un peu plus loin) qui m'a convaincue qu'une femme ferais un bon Roshun.
La situation politique de cet univers n'est pas toute rose (comme bien souvent d'ailleurs), nous avons, Roshun non inclus, deux puissances qui s'affrontent : le culte de Mann et la ville de Bar-Khos, dont nous allons suivre le siège par les précédent au travers d'un certain soldat. Je ne reviendrais pas plus que cela sur la pauvre ville de Bar-Khos, en revanche je me pencherais un peu plus sur celui de Mann. Ce culte est assez étrange et pas des aspect m'a un peu fait pensé à une secte. Il s'agit non seulement d'un culte religieux mais aussi carrément un empire qui a soif de conquête à la tête duquel se trouve une femme : Sasheen. C'est un culte assez cruel qui trouve son plaisir dans le sang et le massacre, ce qui paraît un peu glauque. Au fond, ce qu'ils visent surtout c'est une certaine divinité. J'avoue être assez sceptique sur ce point. En quoi tuer des innocent fait de vous un dieu ? Aussi, lorsque par un caprice (oui pour moi c'est purement ça), le prince héritier tue une porteuse de sceau, la situation va radicalement changé pour Mann.
Parallèlement à ces intrigues politique, nous allons surtout suivre l'enseignement qu'Ash dispense à Nico ainsi que celui que le jeune homme va recevoir dans le temple des Roshun. C'est principalement par ses questions et ses découvertes que nous allons apprendre de nombreuses choses sur l'univers qui nous entoure.

Côté personnages, le roman se révèle assez riche. Nous allons suivre en premier lieu Ash et Nico, le duo maître-élève. Ash est un Roshun depuis des années et le poids de ses dernières commence à se faire sentir sur ses épaules. Épaules qui, comme son entourage, lui disent qu'il serait temps de passer le relais à une nouvelle génération. Mais Ash n'est décidément pas convaincue, il faut dire que hormis ses migraines sa vie actuelle lui convient. Au cours de certaines scènes, nous allons découvrir que sous sa façade assez bourru voire peut-être un peu froide (sans vouloir faire de mauvais jeu de mot en lien avec le premier chapitre) se cache un homme aux multiples blessure. Sa relation avec son élève aura un peu de mal à se mettre en place, mais une fois là, elle se renforcera au fil des pages devenant pratiquement paternelle. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé sa réaction dans les derniers chapitres vis-à-vis de ce qui est arrivé à Nico. Nico, le jeune élève, est un garçon de Bar-Khos. C'est suite à une tentative de vol qui a mal tourné qu'il se retrouvera à devenir l'élève du Farlander. Une situation qui m'a un peu rappelé celle d'Azoth (dans 'L'Ange de la Nuit' de Brent Weeks). C'est un personnage que j'ai eu un peu de mal à cerner dès les premiers chapitres. Il était difficile de savoir s'il était naïf ou tout simplement stupide du fait de son comportement avant sa rencontre avec Ash (la mort de son chien pour prouver qu'il pouvait survivre seul, la façon dont il se fait entraîner), mais finalement l'éducation qu'il recevra auprès des Roshun le changera radicalement et c'est un personnage que j'ai prit beaucoup de plaisir à suivre par la suite.
En ce qui concerne les personnages secondaires, je ne vais pas tous les cités mais on notera principalement : 
- Baracha, l'Alhazii. Un Roshun assez strict qui sera toujours en compétition avec Ash depuis un certain événement. Au départ, pas très net on apprendra un peu mieux à le connaître au fil de ses apparitions.
- Sérère, sa fille. Seule fille dans le camp des Roshun, c'est un bout de jeune femme que j'ai beaucoup appréciée. Très débrouillarde et ayant un caractère assez fort du fait qu'elle ai en parti grandit au temple des Roshun. J'ai adoré la suivre et j'espère vivement la retrouver plus tard.
- Aléas, l'Apprenti de Baracha. Mais c'est aussi et surtout le compagnon de Nico. Les deux jeunes hommes seront liés par une amitié et même une loyauté profonde. C'est un personnage très agréable et qui je pense pourrais aller loin dans cette voie.
- Sasheen, la Matriarche de Mann. La Reine suprême de cet empire. C'est une femme forte et déterminé qui règne telle une main de fer dans un gant de velours. C'est un personnage très intéressant malgré le fait qu'elle fasse parti d'un culte aux rites assez particuliers. Mais elle restera aussi et surtout une mère prête à tout pour son fils.
- Kirkus, le fils de la Matriarche. Capricieux au possible, c'est un personnage qui m'a horripilé. Dans un sens, lorsqu'il tue une porteuse du sceau des Roshun, je me dit qu'il n'a pas volé cette punition au vue de ses actes. C'est un jeune homme très vaniteux et désagréable mais dont la fin m'a beaucoup surprise (et pas en bien malheureusement).
- Ché, un ancien Roshun aujourd'hui partisan des Manniens. Il apparaît de manière assez tardive et un peu trop rapide à mon gout. Nous avons droit en un seul chapitre à un résumé de sa vie. Une vie riche qui en fait un personnage très riche. Il nous intrigue beaucoup de part le fait qu'il a retourné sa veste et nous promet de bon moment dans la suite de cette histoire.

Enfin, le style d'écriture de l'auteur est assez agréable à lire dans son ensemble. J'avoue avoir eu un peu de mal à avancer dans les premiers chapitres qui passaient un peu du coq à l'âne. Mais une fois le fil trouvé, on a du mal à décroché. En revanche, ce premier volet est plutôt une introduction à la saga toute entière et qui nous promet de belles découvertes par la suite. Je suis assez intrigué de voir les chemins qu'on prit Ash et Ché (entre autre).


Un premier volume qui pose les bases d'un univers assez riche. Des personnages assez fort que l'on prend plaisir à suivre.

vendredi 5 octobre 2012

Afirik (Les Cornes d'Ivoire, Tome 1) - Lorris Murail

Titre VF : Afirik || Petite Soeur Blanche (Les Cornes d'Ivoire, #1)
Auteur : Lorris Murail
Éditeur : Pocket Jeunesse 
1ère Édition : 2011
Genre : Dystopie, Science-Fiction, Jeunesse
Pages : 512


1. Afirik || 2. Septentrion || 3. Celle qui lève le vent.
Série Complète en 3 Tomes.


Dans le futur, des Maîtres noirs règnent sur les deux continents, l'Afirik en plein essor et l'ancienne Europe, aujourd'hui dévastée par les épidémies. Des bateaux conduisent en Afirik, par dizaines de milliers, des esclaves blancs, ceux qu'on nomme les Cornes d'ivoire. Du lointain passé, la jeune Mari ne sait pas grand-chose. Esclave dans une plantation de Kassamansa, elle rêve d'en apprendre davantage sur le pays mythique de ses ancêtres. Leur langue s'est perdue et, de leurs traditions et croyances, il ne subsiste que quelques rites obscurs. Même si Mari partage la vie de ses frères dans le village blanc, elle fait figure de privilégiée. Compagne de jeu et souffre-douleur de la petite Lisha, elle est admise dans la somptueuse demeure de ses Maîtres noirs. Un drame va faire basculer sa vie...


Dans la saga dystopique 'Les Cornes d'Ivoire', l'auteur nous propose de découvrir une autre visions de la séparation des peuples à cause de leur couleur de peau. Direction l'Afirik (anciennement Afrique) où la population Noire a pris le pouvoir, réduisant en esclavage les peuples Blancs du Septentrion à la manière des puissances conquérante de l'ère coloniale que nous avons connus. Au sein de cette société, nous allons faire la connaissance de Mari, une jeune Blanche qui est plutôt chanceuse car elle est la dame de compagnie de la fille cadette du Maître local. Une esclave ne peut dire 'non' à ses maîtres, et à cause de ceci sa vie va radicalement changée.

L'univers imaginé par Lorris Murail est un univers que l'on peut superposé au nôtre en différents points. Tout d'abord, d'un point de vue géographique nous allons principalement évolué en Afirik, l'équivalent de notre Afrique tant d'un point de vue climatique que de la population : les terres sont arides et les cultures difficiles. Le second continent que nous découvrons est le Septentrion, qui correspond à notre Europe. Là bas, la Peste a dévasté la population, rendant ainsi le continent difficilement vivable. Les peuples Blancs qui y vivaient ont tous viré en tribu de sauvage, que les conquérant Noir se plaisent à chasser puis asservir.
Mais ce ne sont pas les seuls peuples que nous allons rencontrés au cours de l'histoire. Si nous suivons principalement les deux premiers, nous allons également rencontré certains personnages appartenant à d'autres populations alors que d'autres encore ne seront que cités. Nous rencontrons donc : 
- Les Noirs. Devenus les Maîtres, ils n'hésite pas à prendre du plaisir à maltraité leurs esclaves, les tuant à la tâche parfois au sens propre du terme. Lorsqu'il sera question de justice, ce seront principalement eux qui la rendront mais celle-ci ne sera pas forcément considéré comme juste. Certains des ces personnages étant plus cruels que d'autre.
- Les Blancs, aussi appelé Cornes d'Ivoire. Ce sont les peuples originaire du Septentrion. Vivant comme des sauvages, ils sont considéré comme tel par leurs maître. Néanmoins, lorsque nous découvrirons peu peu des éléments sur ces personnages, nous allons découvrir qu'ils étaient bien loin de cette vision que les Noirs en ont. La preuve la plus flagrante sera le mystérieux inventeur qui a créer des machines volantes en bois...
- Les Gris. Il s'agit tout simplement des enfants nés de l’union entre Noir et Blanc. Ces derniers sont encore plus mal vu que les blancs eux-même, voire même pire.
- Les Maures. Nous en rencontrons un seul au cours de tout ce premier volet. Il s'agit des peuples Arabes.
- Les Makkas, simplement cité, correspondent aux peuples à la peaux Jaune.
- Les Xonqs, enfin cité eux aussi, qui sont ceux à la Peau Rouge des continent Américain, ou du moins ce qu'il en reste.
Enfin, il est important de noter la forte présence de la religion au sein de ce roman, et plus particulièrement du point de vue des Blanc qui croient encore au catholicisme. Mais ce n'est pas si facile pour eux. En effet, il ne connaissent que cette religion par des bribes et ne connaissent pas les histoires de cette dernière hormis ce que leurs parents leur ont raconté. La religion est un point important dans cette histoire car elle sera en partie à l'origine des grands changement de la vie de Mari.

La vie de Mari parlons-en un peu. Elle est un peu plus privilégié que ses compatriotes : elle ne se casse pas le dos dans les champs et connait le luxe de la vie au sein de la demeure des Maître. Mais peu à peu le sort va s'acharner sur elle : la mort, les complot, la fuite... et au bout du compte la Liberté, mais qui ne sera pas une chose aisé car dans ce monde la définition de Blanc est soit sauvage (si l'on est au Septentrion) soit esclave (partout ailleurs). Ces bouleversement dans sa vie m'ont plus et m'ont paru très plausible, j'ai hâte de connaître la suite de ses aventures dans le second tome, où elle décide de partir en quête des origines de son peuple et surtout de sa vérité au Septentrion.

Côté personnage, nous suivons principalement Mari. Une jeune fille Blanche qui n'a pas d'autre choix que de travailler pour subsister. C'est un peu une rêveuse mais qui garde malgré tout les pieds sur terre. Lorsque sa mère lui parle de la grandeur de son peuple d’antan elle reste un peu sceptique, mais sera bien forcé d'y croire au vu de tout ce qu'elle découvrira. Malgré tout, elle m'a un peu déçu lors de certains de ses choix qui vont lui être fatals, chose qui se voyait venir à des kilomètre. C'est un peu dommage, car à la base c'est une demoiselle très réfléchi et intelligente.
Autour d'elle gravitent tout un tas de personnages secondaires que l'on peu distinguer en différents groupes : sa famille, ses maîtres et les autres.
- Du côté de sa famille, on notera tout particulièrement ses parents. La mère très présente et très protectrice envers elle du fait de la disparition des deux aînés Luc et Jan. Et qui sera en quelque sorte un déclencheur de tout les événements qui conduirons Mari sur les route. Le père de son côté est un homme qui aime sa famille et qui n'hésite pas à suer sang et eau pour elle, tout en leur apportant du réconfort par ses chansons même s'il ne connait pas leur sens réel (que le lecteur reconnaîtra peut-être).
- En ce qui concerne les Maître, il s'agit principalement de la famille Samba. Sare, le père est le maître absolu de la région, mais paraît malgré tout assez effacé. Il est très souvent contraint à gérer les 'crises' de son épouse Adila qui lui feront faire des actes ou prendre des décisions qui ne seront pas anodines. Lisha, la petite demoiselle dont Mari s'occupe, c'est une petite fille tout ce qu'il y a de plus normal. Mine de rien elle s'est attaché à notre héroïne bien qu'elle ai souvent pour elle des mots assez dur. Enfin Gakere, l'un des fils de la famille, qui aura des comportements assez étranges et dont Mari fera les frais plus tard.
- Parmi les autres, on notera Yumna, une jeune Noire qui sera plus une amie pour notre héroïne qu'une véritable Maîtresse. C'est un personnage qui m'a beaucoup intrigué et que j'ai apprécié. Diaker et Lisiba, des marins qui vont devenir des amis proches de notre demoiselle. Grâce à eux nous allons beaucoup voyager dès leur apparition, ainsi que dans le volumes suivant. Penda, un Noir, très savant et qui se passionne pour la culture perdue des peuples du Septentrion. Il apprendra de nombreuses choses à Mari sur son passé et son peuple.

Enfin, le style d'écriture de l'auteur est très agréable à lire. Très fluide, on ne voit pas les pages défilées à mesure que l'on avance dans l'histoire. J'ai notamment bien apprécié le fait que l'histoire soit découpée en différentes parties selon les grand lieux où Mari se trouve ainsi que l'évolution de son histoire. L'histoire est assez bien équilibrer en ce qui concerne les scènes d'actions, de dialogue et de descriptions, rendant l'ensemble relativement bien rythmée.


Une dsytopie très riche qui nous fait un peu réfléchir sur le monde que l'on connait et qui n'est pas sans rappeler certains éléments de celui que nous connaissons. Le lecteur se plait d'ailleurs à essayer de deviner ce à quoi ils correspondent réellement. Mari est un personnage très fort et l'on a hâte de découvrir la suite de ses aventures.