mardi 21 décembre 2010

Fahrenheit 451 - Ray Bradbury

Titre VO : Fahrenheit 451
Titre VF : Fahrenheit 451
Auteur : Ray Bradbury
Editeurs : CastermanDenoëlGallimard, Folio
1ère Edition : 1953 (VO) - 1955 (VF)
Genre : Science-Fiction
Pages : 213


451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Le pompier Montag se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.


Il y a vraiment des fois où je me demande si je ne suis pas un peu maso côté lecture. A plusieurs reprises j’ai voulu tenter l’expérience de la SF pour varier un peu mes horizons et, à chaque fois, j’en suis ressortie avec une impression assez négative. Mais après coup, je me dit que c’est comme pour la Fantasy : il y a des tas de SF et que peut-être je finirai par trouver ça assez sympa. C’est en partie grâce au challenge de Lexounet sur Livraddict et par une certain envie de découvrir ce titre que j’ai voulu me plonger dans ce livre… Et au final, j’en ressort avec une assez bonne impression, qui je l’avoue, fait un peu remonter la SF dans mon estime.
Fahrenheit 451 est un roman d’anticipation, qui nous plonge dans un univers qui pourrait être le notre dans quelques années. Notre société ayant évoluée, elle se concentre plus sur les loisirs à temps pleins, même si pour cela des sacrifices sont nécessaire. Comme on le comprend aisément à la lecture du résumé : les livres en sont les premières victimes. Interdits, bannis, brûlés (tout comme leurs lectures), ces derniers détournerait l’homme de ce pourquoi il est fait : prendre du plaisir tout au long de son existence. Une société du tout, tout de suite en quelque sorte. C’est l’impression qui est ressortie à la lecture de certains passages, notamment lors de celui où ils nous est décrit ce que sont devenus leurs histoires (condensés à ‘extrême, pour ne durer que quelques minutes).
C’est au cœur de ce monde, que nous faisons la .connaissance de Montag. Prénom Guy. Pompier de son état, dans la section de la Salamandre. Mais ne vous fiez pas nécessairement à ce nom : contrairement à nos amis aux camions rouges. Ceux-ci ne sont pas là pour éteindre quelconques incendies… D’ailleurs, pour eux, depuis toujours il est inconcevable que leur travail se résume à ça. Bien au contraire, le métier à eux se résume en une seule expression : mettre le feu. J’avoue avoir beaucoup aimé cette idée assez originale. Notre héros, donc, va faire la connaissance d’une joyeuse demoiselle, Clarisse, complètement à l’inverse de la société : pleine de joie de vivre, de rêves, de pensées… Cette rencontre va profondément bouleversée notre héros qui a son tour voudra découvrir l’univers des livres, même si pour cela il n’hésitera pas une seule seconde à défier l’ordre établi. Un retour à d’anciennes valeurs que l’on croyait perdues dans ce monde, où tout est automatique et sans vie.


Un roman captivant, qui laisse à penser sur ce à quoi nous pourrions arriver un jour.

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