dimanche 15 juillet 2012

Le Grimoire Volé - Alexandre Lévine

Titre VF : Le Grimoire Volé
Auteur : Alexandre Lévine
Éditeur : Artalys
1ère Édition : 2012
Genre : Fantastique
Pages : 472


Ancien contorsionniste et voleur, Kerèntsil mène une paisible et secrète existence quand il reçoit la visite d’Astarya. Cette immortelle, ex-reine du Tourpana venue vivre incognito dans sa cité, lui demande son aide. Le grimoire écrit par son frère Narantewé, contenant toutes ses insurpassables connaissances en magie, a été dérobé. Et s’il prenait la direction des belliqueux Pays d’Orient, l’équilibre du monde serait menacé. Kerèntsil accepte de commencer l’enquête, sans imaginer qu’elle le fera croiser aussi bien Tseag-hua, le plus inquiétant des tyrans orientaux, que Laraouña, la déesse de l’amour. Et sans imaginer à quel point les épreuves traversées le changeront.


Dès le début du roman, nous faisons la connaissance de Kerentsil, un ancien voleur reconverti en commerçant; Il mène une vie paisible au Tourpana, bien loin de ses frasques d'antan. Un jour, il reçoit la visite d'une jeune femme prénommée Astarya qui n'est autre que l'ancienne Reine du Royaume considérée comme morte, mais elle n'en reste pas moins immortelle et bénie des dieux. La jeune femme est venu requérir l'aide de l'ancien voleur afin qu'il l'ai à retrouver un texte écrit par son frère, lui aussi immortel.

L'univers que l'auteur nous offre dans ce roman est assez original. Contrairement à ce à quoi on pourrais s'attendre d'un roman de fantasy traditionnel, l'histoire prend place dans un pays ayant des tradition plus proche des tribu d'Afrique. En effet, les femmes ne sont que très légèrement vêtues (uniquement de jupes et de bijoux) et les autres habitants du royaumes ne sont en rien pudique, bien au contraire. L'oisiveté et le plaisir prennent néanmoins une place assez importante dans la société dans laquelle nous évoluons. En un mot pour faire simple : exotique, c'est l'impression qui m'est resté du Tourpana au cours de ma lecture. Le voyage des personnages que nous allons suivre va les conduire au royaume de Kjen, un pays aux traditions toutes autres et qui se rapprocherai plus de la culture asiatique telle que nous la connaissons. Personnellement, j'ai eu la sensation que cela ressemblait beaucoup à la culture chinoise avec peut-être une pointe de celle du Japon.
La magie prend également une place importante dans l'histoire et pour cause le texte disparu n'est autre qu'un traité de magie, rédigé par un très puissant magicien, qui va devenir très proche de notre héros. Héros qui d'ailleurs mettra un peu à profit le temps de son voyage pour s'initier lui-même à la magie presque tel un autodidacte. Certes, il ne deviendra pas un très puissant mage comme l'on pourrait s'y attendre, mais il développera un pouvoir assez important et qui lui sera d'une très grande aide au cours de ses aventures. La magie est également très liées aux divinité de cet univers. Si nous voyageons dans 2 pays principalement, ce seront surtout les divinité du Tourpana qui seront mises en avant. Loin d'être des planquées, certaines d'entre elles participerons activement aux aventures de Kerentsil et Astarya, même un peu trop, mais cela sera d'un grand secours à notre duo. Laraouña, la déesse de l'Amour (mais apparemment pas que) sera celle à laquelle nous aurons le plus souvent affaire. Néanmoins, elle se révélera assez surprenante, possédant de nombreux pouvoir auxquels on ne s'attend pas et qui s'éloignent quelque peu des attribut d'une telle déesse. Suite à un événement, elle va se retrouver contrainte à vivre une vie de mortel durant une certaines période (courte pour elle, longue pour nous) en punition de ses actes. Cela la rend beaucoup plus accessible et plus proche que l'on ne pourrais le croire,c'est une idée qui dans un sens m'a bien plu, même si dans une sens on pourrais se demander les raisons qui la poussent à rester auprès des personnages qui sont à l'origine de cette punition.

L'intrigue de départ concerne donc la disparition d'un objet magique qui va conduire nos héros à faire un voyage, mais comme l'on s'en doute quelque peu les enjeux deviendront de plus en plus important et le grimoire disparu finira par passé au second plan voire même à tomber carrément dans l'oublie. J'ai trouvé ça un peu dommage que l'on oublie un peu l'objet premier de la quête de nos héros, à plus forte raison lorsque c'est lui qui donne son titre à l'ouvrage. Néanmoins, cela ne m'a pas plus perturbée que cela et j'ai pris beaucoup de plaisir à lire leurs périple.
En plus, de confier l'enquête sur le grimoire à Kerentsil, le mage Narantewé va également lui confier une mission en parallèle : celle de trouver un époux convenable à Menoulka, sa fille. Cette seconde mission sera mené d'une façon assez étrange par notre protagoniste et ce sera également l'occasion pour l'auteur de faire entrer en scène une certaine part de romance, mais aussi et surtout de nous faire découvrir les mœurs si particulières du Tourpana. Les unions libres sont monnaies courante et que dire de la sexualité totalement débridé de ce monde. J'ai trouvé ça un peu dommage dans l'ensemble, cela casse un peu l'histoire de base et je dois dire que cela m'a déçue quelque peu.

Côté personnage, nous suivons donc Kerentsil, un ancien voleur et contorsionniste devenu commerçant respectable. Riche et bien loti malgré son passé, il a finalement décidé de se poser après les innombrables forfaits qu'il a pu connaître par le passé; Et puis il faut dire qu'il commence à prendre de l'âge et qu'il ne pourras pas toujours continuer à agir ainsi. Sa mission de retrouver le traité de magie sera pour lui la clé de nombreuses choses et lui offrant carrément une nouvelle vie dans un univers qu'il n'aurai jamais pu espéré connaître. Après tout qui peut se vanter d'être lié à 2 immortels et une déesse. Malgré tout, il n'en reste pas moins un personnage assez malicieux qui n'a rien perdu de ses anciennes professions, très réfléchi il arrivera aisément à se sortir de divers mauvais pas et ce même en solo.
Astarya, de son vrai nom Kaounya, est l'ancienne Reine du Tourpana. Pour découvrir ses aventures plus en détail il est mieux de se référé à l’œuvre précédente de l'auteur : Le Mage de la Montagne d'Or (que j'ai bien envie de découvrir pour le coup). Néanmoins, les deux livres pouvant se lire séparément, l'auteur a cru bon de disséminés quelques renseignements sur son passé au fil des pages, c'est une chose que j'ai bien apprécié. Cela nous permet ainsi de mieux cerner le personnage et son entourage. La femme vit désormais une vie simple dans la même ville que notre héros. Ce sera elle qui sera l'instigatrice de toutes leurs aventures. Possédant quelques pouvoirs elle sera d'une grande aide à notre ami, sans oublier grâce à ses charmes apparemment irrésistibles.
au niveau des personnages secondaires, on notera plus particulièrement : 
- Laraouña, la fameuse déesse de l'Amour. Elle n'hésitera pas à intervenir à plusieurs reprises pour aider notre duo sans se soucier des conséquences et du fait qu'elle est l'une des divinités les plus importantes de ce panthéon. Au final, elle nous montrera qu'elle est une femme presque comme les autres, très douce et accessible, dont on ne se douterai pas qu'il s'agit d'une divinité.
- Narantewé, le frère d'Astarya. Tout aussi immortel que sa sœur, il est un puissant magicien. Le gros reproche que je lui ferais malgré tout est qu'il est très (trop) détaché de l'histoire. aussi bien de celle concernant le grimoire que celle sur le devenir de sa fille. On a beau nous dire que les dieux lui ont interdit d'assister à tel ou tel événement, cela fait de lui quelqu'un de détaché alors qu'il est quand même bien concerné par tout ce qu'il se passe.
- Meoulka, la fille du magicien. Une jeune fille douce et rêveuse mais qui cache derrière cet air l'esprit d'une femme entreprenante et passionnée. C'est une jeune femme très surprenante que j'ai beaucoup apprécier et dont j'ai regretté l'absence dans la dernière partie de l'histoire.

Enfin, le style de l'auteur est dans l'ensemble assez agréable à lire. J'avoue avoir eu par moment quelques difficultés avec les prénoms des personnages, pas forcément facile à mémorisé d'entré de jeu, leur 'adaptation' dans le langage du Kjen trouble quelque peu et peu déstabilisé. De même pour les coutumes du tourpanaise et la sexualité débridé de ce peuple. Alors certes, ces scènes ne sont pas forcément narrés de manières cru, mais je trouve qu'elles arrivent avec une facilité déconcertante. Limite tout serai prétexte pour coucher, ce qui donne une image assez mauvaise je trouve. J'avoue que sur ce point, je suis quand même assez déçue.


Un univers assez riche malgré les coutumes de certains pays qui peuvent laisser perplexe. Des personnages assez originaux et proche mais d'autres qui ne sont pas exempt de gros défaut. une intrigue principale qui disparaît progressivement pour laisser la place à d'autres enjeux plus massifs. Dans l'ensemble, un roman qui est un bon moment de lectures mais qui souffre de quelques défauts qui casse un peu le tout.
Enfin, je remercie les Editions Artalys de m'avoir permit de découvrir ce roman.

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